Image décorative

Changement des résultats locaux sur Google : ce qui change pour les entreprises

À retenir :
  • Depuis le jeudi 15 octobre 2026, j’observe dans les recherches locales que j’ai effectuées en France trois blocs consacrés aux entreprises : le Pack Local, l’Unité Agrégateur et l’Unité Fournisseur.
  • L’Unité Agrégateur présente des entreprises par l’intermédiaire de plateformes ou d’annuaires comme PagesJaunes, Planity ou Booking, selon le métier et la recherche.
  • L’Unité Fournisseur présente directement les entreprises, à partir des informations que Google trouve sur leurs sites.
  • La fiche d’établissement Google (anciennement Google My Business) n’a pas disparu. En revanche, elle ne constitue plus l’unique bloc local visible dans les recherches que j’ai observées.
  • Ce changement s’inscrit dans le contexte du Digital Markets Act (DMA). Le 23 juillet 2026, la Commission européenne a infligé à Google une amende de 460 millions d’euros pour auto-préférence dans Google Search. La décision européenne fournit le contexte réglementaire ; elle ne décrit pas elle-même les trois blocs que j’observe.
  • La conséquence à examiner pour chaque entreprise est le parcours réel du client : ce qu’il voit, le bloc sur lequel il clique et la plateforme sur laquelle il poursuit sa recherche.

Ma conclusion : la visibilité locale ne se joue plus seulement dans la fiche Google et le Pack Local. Les entreprises doivent regarder la page telle que leurs clients la voient, puis vérifier la place prise par les annuaires, les plateformes métier et leurs propres sites.

Le changement que j’observe depuis le 15 octobre

Le jeudi 15 octobre 2026, en consultant des recherches locales françaises, j’ai vu apparaître une présentation que je n’avais pas observée jusque-là : trois blocs distincts consacrés aux entreprises locales cohabitent dans les résultats. Je les désigne ici avec les noms qui permettent de comprendre leur rôle : le Pack Local, l’Unité Agrégateur et l’Unité Fournisseur.

Dans toutes les recherches que j’ai effectuées ce jour-là, ces trois blocs étaient présents. Le Pack Local n’était donc plus seul à occuper l’espace local visible. Selon l’activité recherchée, les fiches d’entreprises issues de plateformes tierces, comme PagesJaunes, Planity ou Booking, apparaissaient également, tandis qu’un bloc direct présentait des entreprises à partir de leurs propres sites.

Cette distinction compte. Elle évite de résumer le changement à « les fiches Google ont disparu » ou à « Google remplace le Pack Local ». Ce que j’observe est différent : Google Search présente plusieurs portes d’entrée vers les entreprises locales sur une même page. Le Pack Local reste présent dans mes recherches, mais il partage désormais l’attention avec deux autres blocs.

Mon constat est daté du 15 octobre et concerne les recherches que j’ai personnellement effectuées en France. Je ne prétends pas qu’une même présentation apparaît pour toute requête, toute ville ou toute activité, ni que les blocs occupent toujours une position identique. Je décris une bascule visible dans les résultats que j’ai consultés et je vais la documenter par métier.

Schéma des trois blocs de résultats locaux

Bloc Définition et destination
Pack Local Bloc Google rassemblant des fiches d’établissements correspondant à la recherche locale. Destination habituelle : Fiche d’établissement Google, appel, itinéraire ou site associé.
Unité Agrégateur Bloc qui présente des entreprises par l’intermédiaire d’un annuaire, d’un comparateur ou d’une plateforme de réservation. Destination habituelle : Site de la plateforme ou de l’annuaire.
Unité Fournisseur Bloc qui présente directement des entreprises à partir des informations accessibles sur leurs propres sites. Destination habituelle : Site de l’entreprise ou autre destination directe proposée.

Ce schéma décrit les trois blocs que j’ai observés dans mes recherches du 15 octobre. Il ne signifie pas que les trois s’affichent nécessairement dans chaque recherche locale, ni que leur ordre est identique sur tous les écrans.

Que signifie chaque bloc ?

Le Pack Local : les fiches Google restent dans la page

Le Pack Local est le bloc de résultats locaux de Google qui rassemble des fiches d’établissements correspondant à une recherche géographique ou à un besoin local. Il donne à l’internaute des informations pratiques et lui permet de consulter la fiche d’une entreprise, de l’appeler, de demander un itinéraire ou de visiter son site.

Pour les entreprises locales, le Pack Local reste un espace important de visibilité. Le changement observé ne permet pas de conclure que les fiches d’établissement Google sont supprimées, désactivées ou devenues inutiles. Elles demeurent présentes dans les recherches que j’ai observées.

Ce qui change, c’est leur exclusivité dans la partie locale de la page. Un professionnel peut toujours travailler sa fiche, ses informations, ses avis et sa visibilité locale, mais il doit également regarder ce qui s’affiche au-dessus, à côté ou autour de cette fiche dans la page de résultats.

L’Unité Agrégateur : l’entreprise passe par une plateforme tierce

L’Unité Agrégateur met en avant des entreprises à travers des plateformes qui regroupent, comparent ou présentent des établissements. Selon le secteur et les résultats observés, les internautes peuvent rencontrer des services comme PagesJaunes, Planity ou Booking.

Pour le client, ce bloc offre un autre chemin vers le professionnel. Il peut comparer plusieurs entreprises, consulter les informations publiées par la plateforme, lire des avis ou poursuivre une réservation. Le clic ne mène pas nécessairement directement au site de l’entreprise : il peut d’abord conduire à l’annuaire ou à la plateforme qui a présenté sa fiche.

Pour l’entreprise, cette visibilité peut être une possibilité supplémentaire, mais elle soulève aussi une question de dépendance. La plateforme contrôle une partie de la présentation, du parcours et des informations consultées avant la prise de contact. Le professionnel doit donc savoir quelles plateformes apparaissent pour son activité et vérifier la manière dont son établissement y est décrit.

Il ne suffit pas de dire « je suis sur PagesJaunes » ou « j’ai une page Booking ». Il faut regarder ce que l’internaute voit réellement : nom, catégorie, adresse, zone, services, photos, horaires, prix ou modalités de réservation. Une fiche qui existe mais présente une information dépassée ou incomplète peut desservir l’entreprise au moment où le client compare plusieurs options.

PagesJaunes et Solocal : une visibilité retrouvée qui m’interroge

Je vais être clair : je n’ai jamais apprécié PagesJaunes, aujourd’hui exploité par Solocal. Mon jugement s’appuie sur mon expérience professionnelle et sur des retours de professionnels qui décrivent des démarches commerciales ou des conditions contractuelles qu’ils ont vécues comme litigieuses. Je rapporte ici une défiance présente dans une partie de la profession ; je ne prétends pas établir que chaque contrat ou chaque démarche est abusif, ni formuler une qualification juridique.

À mes yeux, PagesJaunes n’a plus en France le poids d’un géant de la recherche locale. C’est précisément pour cela que sa présence dans un bloc mis en avant par Google mérite d’être regardée de près. Si les pages de la plateforme gagnent en exposition dans les recherches locales, Solocal peut y trouver une occasion de reconquérir de l’audience. C’est une possibilité stratégique, pas un résultat déjà démontré : mes observations ne prouvent ni une hausse du trafic de PagesJaunes, ni celle de son chiffre d’affaires, ni un afflux garanti de prospects.

Je ne dirais donc pas que la Commission européenne offre des clics à PagesJaunes ou que le DMA lui garantit une croissance. La décision européenne concerne le traitement des services concurrents dans Google Search ; elle ne cite pas PagesJaunes et ne prescrit pas, dans les termes de l’article 6, paragraphe 5, une place garantie pour cet annuaire. Le lien que je fais est une lecture du contexte : les blocs que j’observe donnent davantage de place à des intermédiaires, et certains d’entre eux peuvent en tirer parti.

Pour une petite entreprise, ce retour des intermédiaires peut être à la fois une vitrine et une dépendance supplémentaire. Une fiche visible peut apporter un point d’entrée, mais elle peut aussi placer l’entreprise dans un espace qu’elle ne maîtrise pas, au milieu de concurrents, avec des modalités commerciales propres à la plateforme. Je ne conseillerais donc pas de souscrire dans l’urgence parce que PagesJaunes apparaît dans Google. Il faut d’abord vérifier la fiche, comprendre le parcours proposé, identifier le coût réel et lire les conditions de durée, de renouvellement et de résiliation avant tout engagement.

Ma position est simple : je ne traite pas PagesJaunes comme un partenaire à recommander par réflexe. Je traite sa visibilité comme un fait à surveiller et son offre commerciale comme une décision à évaluer avec prudence. La même vigilance s’applique aux autres plateformes, même si mon expérience et les retours que j’ai entendus sur PagesJaunes expliquent pourquoi je le dis ici plus directement.

L’Unité Fournisseur : l’entreprise apparaît directement

L’Unité Fournisseur met en avant les entreprises elles-mêmes, à partir des informations accessibles sur leurs sites. Elle représente une voie directe vers un hôtel, un commerce, un artisan ou un prestataire, au lieu d’une présentation portée par un annuaire ou une plateforme tierce.

Cette distinction est importante pour un professionnel local. Son entreprise peut être visible à la fois dans une fiche Google, dans un annuaire et dans une présentation directe liée à son site. Les trois blocs ne jouent pas le même rôle et n’offrent pas le même parcours au client.

Pour être utile au visiteur, un résultat direct doit l’aider à comprendre rapidement qui est l’entreprise, ce qu’elle propose, où elle intervient et comment la contacter. C’est aussi pourquoi le site reste un actif important : il donne au professionnel un espace qu’il maîtrise davantage que la page d’un annuaire.

Cette présentation ne garantit pas que chaque entreprise sera affichée ni que son site sera retenu pour chaque recherche. Elle invite cependant à vérifier si le site explique clairement l’activité, les services, les lieux desservis et les moyens de contact.

Pourquoi ce changement intervient-il dans le contexte du DMA ?

Le Digital Markets Act est le règlement européen sur les marchés numériques. Il impose des obligations particulières aux grandes plateformes désignées comme contrôleurs d’accès. L’une des obligations visées par l’article 6, paragraphe 5, concerne le traitement des services propres du contrôleur d’accès par rapport aux services similaires de tiers dans le classement et la présentation des résultats. [3]

Le 23 juillet 2026, la Commission européenne a adopté une décision de non-conformité concernant Google Search. Elle a estimé qu’Alphabet traitait plus favorablement certains de ses services que des services similaires proposés par des tiers. La Commission a infligé une amende de 460 millions d’euros pour Google Search et a ordonné à Alphabet de mettre fin au non-respect dans un délai de 60 jours. Cette amende concerne Search ; la décision distincte sur Google Play portait sur une autre obligation et une autre amende. [1] [2]

Cette décision explique le contexte réglementaire dans lequel Google fait évoluer la présentation de Search en Europe. Elle ne décrit pas, à elle seule, le Pack Local, l’Unité Agrégateur et l’Unité Fournisseur tels que je les ai vus dans mes recherches du 15 octobre. Je distingue donc deux éléments : d’un côté, les obligations européennes et la décision de la Commission ; de l’autre, ma constatation de terrain sur l’affichage des résultats locaux en France.

Cette distinction ne diminue pas l’importance du changement. Elle permet de comprendre pourquoi la place des services tiers est devenue un sujet réglementaire majeur, tout en restant précis sur ce que j’ai observé dans Google Search.

Ce que le client voit et ce que l’entreprise risque de perdre

Quand plusieurs blocs locaux apparaissent sur une même page, l’attention du client se répartit entre davantage d’acteurs. Mon avis est net : ce changement n’est pas automatiquement une bonne nouvelle pour une petite entreprise. Il peut lui ouvrir une vitrine supplémentaire, mais il peut aussi renforcer des intermédiaires et réduire la maîtrise du parcours client. Il faut donc regarder dans quel bloc l’entreprise apparaît, à quelle hauteur, avec quelle présentation et vers quelle destination le clic dirige le client.

La visibilité n’est pas la même que le contrôle du parcours

Une entreprise peut apparaître dans un bloc porté par une plateforme sans contrôler la page de destination. Elle peut obtenir une visibilité supplémentaire, mais la relation avec le client commence alors sur un espace appartenant à un intermédiaire.

Cela peut modifier la comparaison. Le client peut voir plusieurs concurrents au même endroit, leurs notes, leurs tarifs ou leurs disponibilités, puis choisir de poursuivre sur la plateforme. Pour certaines activités, ce parcours sera naturel. Pour d’autres, il peut détourner le contact direct, notamment si l’entreprise ne maîtrise pas sa fiche ou si le site de l’annuaire ne présente pas correctement son offre.

Le clic peut arriver plus tard ou ne pas arriver

Une présence dans Google ne garantit pas un appel, une réservation ou une demande de devis. Si l’internaute clique sur un annuaire, il peut comparer plusieurs professionnels avant de décider. S’il clique sur le site de l’entreprise, il peut contacter directement le prestataire, à condition que le site lui donne une réponse claire.

Cela ne permet pas d’affirmer qu’une entreprise perd automatiquement des appels. En revanche, cela justifie de regarder les parcours possibles et de ne plus réduire l’analyse à la position de la fiche Google. Le risque commercial dépendra de la recherche, du métier, des plateformes présentes et de la qualité des informations affichées.

L’entreprise doit connaître ses autres vitrines

Les annuaires et plateformes ne sont pas nouveaux. Ce qui change, c’est la place que certains d’entre eux peuvent occuper dans Google. Une fiche secondaire, créée il y a longtemps ou jamais vérifiée, peut devenir plus visible qu’avant.

Le professionnel doit donc savoir quelles pages de son entreprise sont réellement présentées aux clients. Les horaires sont-ils justes ? Le bon numéro est-il affiché ? Les prestations et la zone d’intervention sont-elles compréhensibles ? Les photos correspondent-elles à l’établissement ? Les avis et les tarifs sont-ils cohérents avec la réalité ? Ces vérifications deviennent plus utiles quand la plateforme entre dans le parcours du client depuis Google.

Ce que ce changement ne signifie pas

Le Pack Local n’a pas disparu dans les recherches que j’ai observées. Dire que Google a supprimé les fiches d’établissement serait donc inexact.

Le changement décrit ici ne permet pas non plus d’affirmer que toutes les fiches Google vont reculer de la même façon, que tous les métiers seront touchés à l’identique ou que le chiffre d’affaires de chaque entreprise baissera. Ces conséquences doivent être examinées à partir du métier, de la recherche et du parcours réellement affiché.

Enfin, il ne faut pas confondre la présentation des résultats de Google Search avec une évolution générale de toutes les plateformes d’intelligence artificielle. Mon article porte sur les blocs que j’ai observés dans la recherche Google. Le GEO local reste un autre axe complémentaire : il s’intéresse à la capacité d’une entreprise à être comprise et recommandée dans les réponses générées par les IA.

Comment une entreprise peut-elle réagir dès maintenant ?

La première étape n’est pas de supprimer sa fiche Google ou de s’inscrire partout dans l’urgence. Il faut comprendre les résultats que voient réellement les clients de son entreprise.

1. Refaire la recherche comme un client

Saisissez les recherches qui correspondent à vos besoins : métier et ville, métier et quartier, prestation précise et ville. Regardez toute la page, pas uniquement la première fiche ou la carte. Notez si vous voyez le Pack Local, l’Unité Agrégateur et l’Unité Fournisseur, puis repérez les noms des plateformes ou annuaires présentés.

Une recherche « plombier Caen » ne montrera pas forcément les mêmes entreprises ni les mêmes plateformes qu’une recherche « fuite d’eau urgente Caen ». De même, une recherche d’hôtel ou de restaurant peut mettre en avant un parcours de réservation différent d’une recherche d’artisan ou de sophrologue.

2. Vérifier les fiches sur les plateformes réellement visibles

Si PagesJaunes, Booking, Planity ou un autre annuaire apparaît dans les résultats correspondant à votre activité, vérifiez votre fiche sur cette plateforme. Ne partez pas du principe que la page est à jour parce qu’elle existe. Contrôlez l’identité, les coordonnées, les prestations, les horaires, les photos et les liens.

La priorité n’est pas de multiplier les annuaires sans discernement. Elle consiste à soigner d’abord les plateformes que vos clients voient effectivement et qui ont un rôle concret dans votre secteur.

3. Garder sa fiche d’établissement Google cohérente

Le Pack Local fait toujours partie des blocs observés. Il n’y a donc aucune raison de délaisser sa fiche Google. Maintenez les informations de base à jour, décrivez précisément l’activité et vérifiez que le site, les coordonnées et les services affichés correspondent à la réalité.

4. Renforcer le site de l’entreprise

Le site reste l’espace direct de l’entreprise. Il doit permettre à Google comme au client de comprendre ce que vous faites, où vous intervenez, pour qui et comment vous contacter. Pour un hôtel, il faut présenter les chambres et les modalités de réservation. Pour un restaurant, le menu, les horaires et l’accès. Pour un artisan, les travaux réalisés et la zone desservie. Pour un sophrologue, les accompagnements proposés et les conditions de prise de rendez-vous.

Il ne s’agit pas de promettre qu’un site bien renseigné apparaîtra automatiquement dans l’Unité Fournisseur. Il s’agit de rendre l’entreprise compréhensible et accessible lorsque son site est proposé au client.

5. Suivre les contacts, pas seulement les positions

Si les appels, réservations ou demandes de devis évoluent, il faut chercher d’où viennent les contacts et quelles pages les ont déclenchés. Une position dans un bloc ne suffit pas à mesurer le résultat commercial. L’objectif final reste que le bon client trouve une information fiable et puisse facilement choisir l’entreprise.

Vous voulez savoir ce que vos clients voient dans Google ?

Je vous propose un échange gratuit de 20 minutes pour regarder une recherche liée à votre activité, repérer les plateformes qui ressortent et identifier les informations à vérifier en priorité.

👉 Réserver un échange de 20 minutes

Le lien avec ma démarche GEO local et la Règle des 4C

Depuis avril 2026, je travaille sur la visibilité et la recommandation des entreprises locales par les intelligences artificielles. La Règle des 4C — Connu, Compris, Confirmé, Choisi — reste pertinente dans ce nouveau paysage, mais elle ne remplace pas le travail sur la fiche Google ou le référencement local.

Le changement des blocs concerne la manière dont les résultats locaux apparaissent dans Google Search. Le GEO local concerne la façon dont une entreprise est identifiée, comprise, confirmée et éventuellement recommandée dans une réponse générée. Les deux sujets se complètent parce qu’ils posent une même question stratégique : le client peut-il trouver une information claire, cohérente et crédible sur votre entreprise ?

Une entreprise doit être connue dans les espaces où ses clients cherchent. Elle doit être comprise : activité, spécialités et zone d’intervention doivent être explicites. Elle doit être confirmée par des informations cohérentes et des preuves concrètes. Enfin, elle doit pouvoir être choisie au moment où le client compare les options.

La présence dans un annuaire ne garantit pas qu’une IA recommandera l’entreprise. À l’inverse, l’existence d’une stratégie GEO locale ne rend pas inutile le suivi du Pack Local ou des plateformes qui apparaissent dans les résultats Google. Il faut traiter ces espaces comme des composantes différentes d’une même visibilité locale.

Mes prochaines observations par métier

Les premiers résultats que j’ai observés le 15 octobre montrent un changement général dans les recherches locales que j’ai effectuées. La prochaine étape consiste à regarder comment cette présentation se manifeste selon les secteurs.

Je vais examiner quatre activités : un hôtel, un restaurant, un artisan du bâtiment et un sophrologue. Ces exemples permettront de comparer des parcours différents : réservation d’un hébergement, recherche d’une table, demande de travaux ou prise de rendez-vous auprès d’un praticien.

Je publierai des Shorts thématiques pour montrer les résultats à l’écran et des articles ou vidéos plus développés pour expliquer ce qu’ils impliquent. L’objectif n’est pas de donner une recette identique à tous les métiers. Il est de montrer ce que voit le client, quelles plateformes ressortent et quelles informations l’entreprise doit vérifier.

Pour suivre mes prochains contenus par métier, retrouve ma chaîne YouTube.

Conclusion : la page locale ne se limite plus au Pack Local

Dans les recherches locales que j’ai effectuées en France, trois blocs consacrés aux entreprises cohabitent : le Pack Local, l’Unité Agrégateur et l’Unité Fournisseur. Le Pack Local n’est donc plus le seul bloc local visible dans les résultats que j’ai consultés.

Cette observation ne signifie pas que la fiche Google est supprimée ni que toutes les entreprises vont perdre la même visibilité. Elle signifie que la page de résultats propose désormais plusieurs parcours vers les professionnels et que les annuaires ou plateformes peuvent occuper une place plus importante dans la décision du client.

Pour un dirigeant, la question n’est donc plus seulement « Ma fiche Google est-elle visible ? ». Il faut également se demander : « Quels blocs apparaissent quand un client cherche mon activité ? Sur quelle plateforme atterrit-il ? Les informations qu’il y trouve sont-elles exactes et convaincantes ? »

Je vais poursuivre cette observation par métier, en commençant par l’hôtellerie, la restauration, le bâtiment et la sophrologie. Le Pack Local reste un élément important, mais il ne peut plus être regardé isolément de l’ensemble des résultats que Google présente à l’internaute.

Questions fréquentes sur les nouveaux blocs locaux de Google

Qu’est-ce qui a changé dans les résultats locaux de Google en France ?

Dans les recherches locales que j’ai effectuées, j’ai observé trois blocs consacrés aux entreprises : le Pack Local, l’Unité Agrégateur et l’Unité Fournisseur. Le Pack Local n’était donc plus le seul bloc local visible dans les résultats consultés.

Qu’est-ce que le Pack Local ?

Le Pack Local est le bloc de résultats géographiques qui affiche des fiches d’établissement dans Google Search. Il permet notamment à l’internaute de consulter les informations d’une entreprise, de l’appeler, de demander un itinéraire ou d’accéder à son site.

Qu’est-ce que l’Unité Agrégateur ?

L’Unité Agrégateur présente des fiches d’entreprises au moyen d’une plateforme tierce ou d’un annuaire. Selon l’activité, l’internaute peut voir des services comme PagesJaunes, Planity ou Booking. Il peut ensuite poursuivre son parcours sur la plateforme présentée.

Qu’est-ce que l’Unité Fournisseur ?

L’Unité Fournisseur présente directement les entreprises à partir des informations accessibles sur leurs sites. Elle propose au client un autre chemin que l’annuaire ou le Pack Local pour découvrir le professionnel.

Le Pack Local a-t-il disparu ?

Non. Dans les recherches que j’ai observées le 15 octobre, le Pack Local était toujours présent. Le changement est que deux autres blocs locaux apparaissaient avec lui.

Toutes les entreprises françaises verront-elles forcément trois blocs ?

Je ne tire pas cette conclusion. Même si ces trois blocs étaient systématiquement présents lors de mes premiers tests, leur affichage peut varier selon les recherches et les secteurs. C’est pourquoi je poursuis les observations par métier.

Une entreprise doit-elle abandonner sa fiche Google ?

Non. La fiche Google reste une composante importante de la visibilité locale. Il faut la garder à jour tout en vérifiant quelles plateformes et quels résultats directs apparaissent aussi pour les recherches liées à son activité.

L’Unité Agrégateur signifie-t-elle que le client ne contacte plus directement l’entreprise ?

Pas nécessairement. L’internaute peut passer par une plateforme, mais les résultats directs et le site de l’entreprise peuvent aussi lui permettre de poursuivre son parcours. Le chemin dépend du bloc sur lequel il clique et des informations proposées.

Quel rapport avec le Digital Markets Act ?

Le DMA est le contexte réglementaire européen concernant le traitement des services concurrents par les grandes plateformes. Le 23 juillet 2026, la Commission européenne a sanctionné Google pour auto-préférence dans Google Search. Cette décision éclaire le contexte du changement, mais ne décrit pas à elle seule les trois blocs observés dans les recherches françaises.

Ce changement modifie-t-il la visibilité dans ChatGPT, Gemini ou le Mode IA ?

Cet article porte sur les résultats locaux observés dans Google Search. Il ne faut pas transposer automatiquement cette présentation au Mode IA, à ChatGPT ou à Gemini. La visibilité dans les réponses générées relève d’un sujet complémentaire : le GEO local.

Que doit vérifier un professionnel dès maintenant ?

Il peut refaire les recherches que ses clients saisissent, examiner les trois blocs, repérer les plateformes présentes et vérifier que ses fiches, ses coordonnées, ses prestations et son site sont exacts. La priorité est de comprendre le parcours réel avant de multiplier les inscriptions ou de modifier toute sa stratégie.

Sources de l’Union européenne

  1. Commission européenne, décision du 23 juillet 2026 : amende de 890 millions d’euros au total, dont 460 millions pour Google Search (la décision Google Play est distincte).
  2. EUR-Lex, résumé de la décision concernant Alphabet et Google Search, affaire DMA.100193, article 6, paragraphe 5.
  3. EUR-Lex, règlement (UE) 2022/1925 relatif aux marchés numériques (DMA).

Commission européenne, « La Commission inflige à Google une amende de 890 millions d’euros pour violation de la législation sur les marchés numériques », 23 juillet 2026. La décision sur Google Search correspond à 460 millions d’euros ; l’amende concernant Google Play est distincte : https://france.representation.ec.europa.eu/informations-et-evenements/informations/la-commission-inflige-google-une-amende-de-890-millions-deuros-pour-violation-de-la-legislation-sur-2026-07-23_fr

EUR-Lex, résumé de la décision de la Commission du 23 juillet 2026 concernant Alphabet, Google Search, affaire DMA.100193, article 6, paragraphe 5 : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/HTML/?uri=OJ:C_202604985

EUR-Lex, règlement (UE) 2022/1925 relatif aux marchés numériques (DMA) : https://eur-lex.europa.eu/eli/reg/2022/1925/oj?locale=fr

Vous avez un projet Web